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III Recherche et Enlèvement de l'Amiante
1) L'Analyse
2) S'en débarrasser
L’amiante
est dangereuse, puisque, comme nous l’avons dis précédemment, elle est
fibreuse et très petite (de l'ordre du micromètre), par conséquent, lorsque
le matériaux est friable, les risques que les poussières d’amiantes, ou
micro-fibres s’échappent sont démultipliés.
Comment constaté une présence d’amiante dans un échantillon friable ? L’amiante friable se trouve plus généralement dans : - Les faux plafonds - Les calorifugeages * - Les flocages * Avant même de réaliser tout travaux sur l'échantillon, un bon observateur peut repérer si oui ou non c'est de l'amiante (présence de fibres, voir ci après) Avant l’identification de l’élément au MOLP , il faut préparer l’échantillon… Protocole : La préparation est fin prête à être observée Nous allons maintenant utiliser un Microscope Optique à Lumière Polarisée (MOLP) Pourquoi ce choix ? Ex : L’amiante, en lumière polarisée possède une couleur particulière, elle est bleue On réalise donc une identification des fibres par
l’examen des propriétés physique (morphologique, pléochroïsme, biréfringence,
extinction, signe d’élongation, indice de réfraction) Résultats de l'observation : Vue Macroscopique du Chrysotile
Vue Macroscopique de l’amosite :
Vue en lumière polarisée du chrysotile (fibre bleue) :
Vue en lumière polarisée d’amosite (fibre bleue) : Chaque amiante réagit différemment à la lumière polarisée, de plus toute les formes ne sont pas identiques, ce qui nous permet de les identifier. Une seule analyse au MOLP et nécessaire pour reconnaître de l’amiante. Comment constaté une présence d’amiante dans un échantillon
Non-friable ? L’amiante non-friable se trouve plus principalement dans :
-
Les dalles de sol Avec ce type d’utilisation de l’amiante, il y a très
peux de risque. En revanche, le risque devient grandissant lorsque il y a dégradation
de ce matériaux, car dans ce cas, et uniquement dans ce cas, les fibres
d’amiante peuvent s’envoler. Dans ce cas, l’analyse est un peux plus complexe, puisque, on ne réalisera pas une simple préparation pour un simple microscope… La préparation réalisée est une préparation pour un
Microscope Electronique Transmission (MET). Protocole : Toute cette préparation doit se réaliser
sous hotte aspirante ! - Et enfin il faut dissoudre le filtre dans du chloroforme, de façon à ce qu’il ne reste que l’échantillon carboné. La préparation est fin prête à être observée au MET. Un MET va envoyer un faisceau d’électron, sur une lentille qui va canaliser ce faisceau en direction de l’échantillon métallisé (les électrons sont donc attirés, même s’il n’est pas trop chargé) qu’il traversera. Voir les résultats… Une deuxième analyse est réalisée dans un même temps : c’est une microanalyse réalisée par une sonde EDAX. Cela consiste en une analyse chimique de l’élément. Explication : Lorsque le faisceau d’électron traverse l’échantillon, une partie de ces électrons sont réfléchis. La sonde EDAX va alors transformer ces électrons en spectrion d’énergie, qui sera relu au rayon X. Nous pourrons alors lire un spectre des éléments en présence. Comme nous l’avons dit précédemment l’amiante, comme
tout autre élément caractérisé par ses éléments ainsi que par sa quantité
d’élément, c’est comme ça que l’on distingue les différents types
d’amiante. Résultats : Fibre de Chrisotyle à 0.2 microns et son spectre
d’analyse EDAX
Fibre d’Amosite à 0.2 microns et son spectre d’analyse EDAX
Maintenant, voici les critères de distinctions : - Chaque roche possède une morphologie de structure particulière - Chaque roche possède une composition chimique particulière - Si un voit un réseau cristallin (inverse d’une structure amorphe, sans organisation) (comme le cristal de Sel NaCl), il existe donc interéticulaire, soit une distance entre chaque plan du cristal - Par conséquent la diffraction est plus ou moins conséquente, ce qui est aussi une caractéristique des roches.
Prélèvement : Nous utiliserons une pompe pour prélever les particules contenues dans l’air, à chaque volume (en m3) correspond sont type de pompe Les particules seront récupérées sur un filtre à air : La pompe de prélévement est munie d’une tête sélective, ce qui permet de conserver uniquement les petites particules (dangereuse pour l’homme) sur un filtre en ester de cellulose. Préparation : Par la suite, il faut préparer cet échantillon pour qu’il soit lisible par un MET. - Calcination d’une fraction de ce filtre : par un four à plasma d’oxygène qui permet de calciner les matières organique en conservant néanmoins les matières minérales. - Les particules minérales sont ensuite filtrées sur une membrane polycarbonate recouvert d’une couche de carbone - Dépôt d’une seconde couche de carbone, pour emprisonner les poussières - Pour permettre le comptage des fibres, et après dissolution du filtre dans du chloroforme, nous allons déposer l’échantillon sur des grilles cuivrées. Ces grilles sont composées de champs, surface élémentaires, disposés en quadrillage (0,011mm de diamètre)
Schématisation :
L’échantillon est fin prêt à être observé Observation au microscope électronique à transmission
(MET) Nous réaliserons donc un examen statistique d’un nombre de champs. La sensibilité analytique traduit la précision de cette détermination statistique (elle est en fonction du volume prélevé, de la fraction calcinée et du nombre de champs analysés). Les résultats sont : - Présence ou non d’amiante - Concentration en fibre par litre déterminée par le comptage en MET Schématisation du protocole et des résultats :
Comme nous venons de le dire il existera toujours une marge d’erreur. Cette marge est définie par la loi dans un tableau très strict. La quantité d’air à prélevé est bien entendue elle aussi définie au départ par la loi. De plus la loi ne définie pas comme telle certaine ou certaine méthode, mais elle en certifie certaine et pas d’autre.
Là encore des normes existe suivant les matériaux. Les chantiers seront classés différemment selon si le matériaux est friable, non friable, et non friable avec des risques que des particules se détachent, c’est pourquoi à chaque nouveau chantier, une évaluation des risques doit être réalisée. Schématisation :
Les protections Par la suite, même pour le moindre risque, un confinement de la zone de travaux doit être réalisé comme suit : Un SAS d’entrée, un SAS de sortie de secours, et un affichage précis Il font donc créé une zone de dépression pour garder les poussières (dépression 15 à 20 Pa, renouvellement d’air de 6 volumes par heure), il faut aussi installer des contrôleur de dépression, ainsi que des pompes pour vérifier si la zone de confinement est efficace, ainsi que pour vérifier les conditions de travail des employés :
Une autre mesure de sécurité doit aussi être réalisée : soit il faut protéger les ouvriers qui réaliser le désamiantage, c’est à dire que les ouvriers doivent porter une combinaison ainsi qu’un masque autonome :
1) L’enlèvement des matériaux friables : Préalablement,
il faudra tout d’abord nettoyer le chantier avec un chiffon humide, pour
permettre aux éventuelle fibres qui se seraient détachées. Ensuite, comme
nous l’avons dit précédemment, il faut réaliser un confinement de la zone,
ainsi que tester cette isolation. La réalisation du désamiantage réside avant tout dans sa préparation, puisque, finalement, par la suite, on réalise les travaux, comme tout autre travaux, mais avec une combinaison et dans un SAS, pour la protection de la collectivité.
2) Matériaux non friables : Comme le matériaux est non friable, il y donc moins de danger pour la collectivité, mais il faut malgré tous baliser la zone, sans pour autant installer tout le système précédent. Par contre, par mesure de sécurité, l’employé portera une combinaison avec un masque. Mais attention, il ne faut pas casser le matériaux, sinon, il devient friable, il faut par conséquent sans cesse nettoyer avec un chiffon humide, pour fixer les éventuelles particules. Dans les deux cas il faut sans cesse aspirer et nettoyer avec un chiffon humide ! α) Le Conditionnement et l’étiquetage L’amiante, tous les déchets contenant de l’amiante doivent être mis dans un premier sac et confinés dans une zone. Puis ce sac sera mis dans un second sac « a », et enfin dans un dernier double sac (big bag). Ces déchets seront évaqués par un transporteurs agréé vers une filière d’élimination (avec BSDA : normé). Pour le fibrociment, ou les panocells, il est possible de conditionner les déchets sur une palette filmée, avec néanmoins une étiquette « a ».
β) L’élimination Le stockage : Comme le nucléaire, des précautions sont prises, les sac sont généralement enfouis
La vitrification : « INERTAM », cette méthode consiste à faire fondre le cristal minéral pour le rendre amorphe, et donc non toxique.
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