II    Les Effets de l'amiante sur le corps humain      

 

                1) Les Causes   
               
2) Les conséquences
                       
a) L'asbestose
                       
b) Les atteintes bénignes de la plèvre
                       
c) Les cancers du poumon
                       
d) Les mésothéliomes
               
3) La Détection et les Traitements
               
4) L'amiante et les faits médicaux
                
 

 

Les dangers de l’amiante n’ont été découvert il n’y a que 50 ans à la suite de la découverte de cancers du poumons ou de la plèvre causées par l’inhalation de fibres minérales naturelles. Mais comment passe-t-on de l’inhalation de poussière d’amiante au cancer de la plèvre ou du poumon ? Et quelles sont les différentes maladies qui résultent de cette inhalation ?

 

 

 

 

 

 

        1) Les causes

 

C’est l’inhalation de particules de taille inférieure à 10 micromètres qui est dangereuse pour le corps humain.

Ordre de Grandeur des fibre, d'où le danger

Ordre de grandeur des fibres d'amiante

On a fait des progrès considérables au cours des dernières années dans la compréhension des mécanismes de toxicité et de carcinogénécité de la fibre. Le développement de la fibrose des interstices pulmonaires est précédé par la lésion de l'épithélium alvéolaire et bronchothélial. Ceci résulte d'une part, de la toxicité directe des fibres longues et non pas des courtes et d'autre part, de la toxicité indirecte d'oxydants et d'enzymes produits par les macrophages, suite à une phagocytose incomplète des fibres longues. La cytotoxicité peut également provenir des réactions catalysées à la surface de la fibre, entraînant la génération de radicaux libres qui contiennent de l'oxygène.

Toute détérioration des voies aériennes épithéliales peut faciliter le passage des fibres, des voies aériennes aux interstices pulmonaires, fait qui semble important dans le développement de la fibrose interstitielle pulmonaire. Le mécanisme du développement de la fibrose pulmonaire semble être dû à la capacité des fibres de provoquer chez les cellules cibles une augmentation chronique des sécrétions de cytokines à facteur de croissance.

 

 

         2) Les conséquences

 Schématisation de la conséquence

Schéma montrant que l'amiante se loge et infecte les poumons

   a) L'asbestose

Dès 1906 et 1907 ont été décrits pour la première fois des cas de fibroses pulmonaires liées à l'amiante, appelées asbestoses (ou amiantoses, pour les Canadiens).
L'asbestose est une affection pulmonaire non cancéreuse qui résulte d'une inhalation prolongée (plusieurs années) et intense d'amiante. Le poumon "s'encrasse" et devient fibreux, ce qui entraîne une gêne respiratoire de plus en plus importante.
La fibrose pulmonaire se caractérise par un épaississement de la paroi des alvéoles pulmonaires qui gêne les échanges gazeux et donc l'oxygénation du sang. Le poumon perd alors progressivement son élasticité. Au début, la maladie n'est détectable que par la radiographie du thorax ou par l’exploration fonctionnelle respiratoire, les signes cliniques étant très progressifs et tardifs. Caractérisée par un essoufflement, cette affection n'apparaît en général qu'au bout de plusieurs années et évolue vers une insuffisance respiratoire chronique, qui peut être mortelle.


   
b) Les atteintes bénignes de la plèvre


Les plus fréquentes sont les “plaques pleura    les”. Elles ne sont toutefois pas annonciatrices d'un cancer ou d'un mésothéliome. En effet, le mésothéliome ne se développe pas sur des plaques pleurales et aucune étude scientifique ne permet d'affirmer, ni d'exclure, que les personnes atteintes de plaques pleurales ont plus de risques que les autres de développer un cancer. Pour autant, les plaques pleurales témoignent habituellement d'une exposition à l'amiante et peuvent donc inciter les personnes atteintes à être plus vigilantes quant au dépistage d’un cancer lié à l'amiante. Ces plaques pleurales semblent très spécifiques de l'amiante, surtout si elles sont bilatérales. D'autres atteintes bénignes de la plèvre ont été décrites : épaississement de ses feuillets (symphyse pleurale) ou épanchement entre ses deux feuillets (pleurésie), susceptibles d'entraîner une diminution de la capacité respiratoire.


  
c) Les cancers du poumon.


Le risque de cancer broncho-pulmonaire est d’autant plus élevé que l’exposition aux fibres d’amiante a été importante. Ces fibres altèrent les cellules de l'épithélium des bronches et perturbent les phénomènes de division cellulaire, ce qui aboutit, dans certains cas, avec un temps de latence de 10 à 20 ans, à une transformation cancéreuse. Ces cancers liés à l'amiante ne se distinguent pas des autres cancers pulmonaires, il est donc difficile de chiffrer les cancers du poumon liés strictement à une exposition professionnelle à l'amiante.
Alors que 80 % des cancers broncho-pulmonaires sont liés au tabac, la fraction des cancers du poumon attribuables à l'exposition professionnelle à l'amiante varie, selon l'INSERM, de 0,5 % à 15 %. Pour l'année 1996, l'INSERM évalue à 1 200 le nombre de cancers du poumon attribuables à l'amiante, sur les 25 000 nouveaux cas de cancers broncho-pulmonaires annuels en France. Enfin, il existe une synergie entre le tabac et l'amiante : le risque de cancer broncho-pulmonaire est nettement plus élevé chez les fumeurs exposés à l’amiante.


  
d) Les mésothéliomes.

 

Le mésothéliome est une tumeur cancéreuse qui atteint la plèvre ou plus rarement le péritoine, les autres localisations étant exceptionnelles. La localisation pleurale est cinq fois plus fréquente que celle du péritoine. Pour la quasi-totalité de ces mésothéliomes, on retrouve une exposition professionnelle à l'amiante ou une exposition para-professionnelle (c'est-à-dire par contact avec un travailleur de l'amiante). Mais il existe aussi des cas de mésothéliomes survenant après exposition environnementale "naturelle", comme en Nouvelle Calédonie et en Corse, où existent des affleurements d'amiante dans le sol. Par ailleurs, diverses études indiquent la possibilité d'un risque de mésothéliome associé à la proximité d'une source industrielle d'amiante. Le risque d’apparition de cette tumeur est étroitement lié à la durée de l'exposition, mais d'autres facteurs entrent en compte : l'âge d'apparition de la maladie, le niveau d'exposition, la nature des fibres. La maladie apparaît en moyenne entre 30 et 40 ans après le début de l'exposition. Elle est mortelle et la plupart des patients meurent dans l'année qui suit le diagnostic. Alors qu’au début du siècle, le mésothéliome était une tumeur rare (1 à 2 cas annuels par millions d’habitants), sa fréquence s’est progressivement accrue de 5 à 10% par an dans tous les pays industrialisés, de façon parallèle à l’utilisation d’amiante, mais avec un décalage d’environ 35 ans (20 à 40 ans) correspondant au temps qui s’écoule entre le début de l’exposition et l’apparition de la tumeur.
En France au début des années 90, la fréquence estimée du mésothéliome était d'environ 600 cas par an. Une étude INSERM estime le nombre de cas à 750 pour l'année 1996. Il semble que, par rapport aux autres pays industrialisés, cette incidence soit relativement faible, ce qui s'explique par une utilisation massive plus tardive de l'amiante en France.
Pour certains registres des cancers, il est apparu une augmentation globale de l'incidence de cette maladie de 25 % par période de trois ans, entre 1979 et 1990. Cette étude sous-estime probablement la réalité. Il y a eu parallèlement une évolution des professions touchées : alors que dans les années 60, il s'agissait essentiellement des travailleurs de la production et de l'utilisation de l'amiante, ce sont aujourd'hui les travailleurs qui interviennent sur des matériaux contenant de l'amiante qui sont les plus atteints.


D’autres cancers ont été décrits mais sont plus rares : larynx, péricarde, et une relation avec l’amiante est discutée pour d’autres tumeurs cancéreuses (tube digestif, appareil urinaire).

 

           3) La Détection et les Traitements

Comment diagnostiquer un cancer provoqué par l’amiante ?

Le diagnostic se fait à l’aide d’une radio pulmonaire simple et d’un scanner haute résolution. On détecte la maladie pas la présence de taches blanches en forme de crabe, d’une calcification et d’un épaississement pleural. Ces examens permettent d’évaluer sa progression dans l’organisme. Pour avoir une certitude sur le diagnostic, des prélèvements par thoracoscopie ou pleuroscopie sont nécessaires.

 

Quel sont les traitements ?

Sachant que les effets de l’amiante peuvent ne se manifester que plusieurs années plus tard, le plus important est de réaliser un examen pulmonaire lorsque l’on pense avoir été exposé à l’amiante, même il y a très longtemps et pendant une courte période. Hélas, lorsque le cancer de la plèvre se déclare, il est souvent trop tard. Le traitement n’est donc plus souvent que palliatif (chimiothérapie ou chirurgie) et est essentiellement basé sur la prise en charge des douleurs qui peuvent être très intenses. D’où l’intérêt d’un dépistage si l’on croit avoir été exposé.

 

            4) L'amiante et les faits médicaux :

 

Synergie du tabac et de l'amiante

Les risques liés à l'amiante sont X10 si l'exposé fume

 

Les chiffres liés à l'amiante

il y a une forte croissance des cancers liés à l'amiante

 

Les faits parlent d'eux-mêmes...

 

 

Genovexpert.fr - Accueil - Diagnostics Immobilier - Contactez-nous